samedi 19 avril 2008

Very Elle... very pub, very rien!

Sincèrement, de qui se moque-t-on?!
Avant tout, petit point chiffré:
  • 76 pages de publicité sur un total de 236
  • 13 double-pages de "photos d'art", soit les reportages photos sur Chloë Sévigny & Charlotte Gainsbourg
  • 3 articles de fond, dont 6 pages de rédaction



Je le répète: de qui se moque-t-on? Abonnée depuis quelques temps à Elle, je me fais une "joie" d'acheter le petit dernier : VeryElle. Diffusé à 150 000 exemplaires, son éditeur espère en vendre 70 000.
Avant tout destiné aux femmes, catégorie type CSP+, j'ai hâte de voir ce que donne un nouveau semestriel au plan media digne d'une grosse machine de guerre.

Après avoir généreusement déboursé 4.90€ (j'ai eu subitement mal à la gorge), me voilà tranquille sur mon canapé, prête à déguster le petit nouveau. Et puis là, clairement, au bout de... trente secondes, je me pose une question : quelle est l'image dans les rédactions des femmes, trentenaires ou moins, qui aiment les belles choses? Des écervelées, des pintades qui ne savent pas lire, donc on ne met que six malheureuses pages de contenus?

Et parlons-en du contenu! Deux articles prétendument de fond se battent en duel : Electro-luxe (le must soi-disant de l'électroménager pour bobo-gogo qui ne savent plus comment dépenser leur argent) & J'irai cracher sur votre blonde (en hommage à Britney, vous l'aurez compris). Rien que ça, ça pose l'ambiance. Brainstorming à gogo au menu de la conférence de rédaction... "Moui, c'est tellement tendance hype décadent trash..."... Et puis quoi encore?!

Franchement, pire que le Vogue, le Very Elle.
Je ne me reconnais pas dans ce magazine et peu le seront, je pense.
Je n'ai pas les tarifs à la page pour ce nouveau magazine, mais avec 76 pages de publicité sur 236, pour un prix de vente de 4.90€... le prix de revient doit être assez confortable. Le site est également un monument de fashion & glamour attitude... du vide ou presque, ça promet pour la suite.

Je viens également de voir qu'un second magazine, plus "luxueux" sera lancé le 22 mai par Prisma Presse. Intitulé "Femmes", celui-ci, très haut-de-gamme, s'adressera aux femmes à un moment de leur vie où elles recommencent à penser à elles.
Je pense faire des économies sur ce coup-là...

dimanche 13 avril 2008

Marie-Antoinette ou les séniors en goguette

Les séniors étaient de sortie ce jour-là.
On a mal calculé me direz-vous, aller au Grand Palais un mercredi après-midi relève plus du suicide que de l'intelligence caractérisée. Certes, mais quand même!



Nous voici arrivées, motivées à souhait, devant le Grand Palais quand soudain, j'aperçois une file d'attente longue comme un jour sans pain. Que fait-on? On fonce dans le tas, on crie à la bombe, on
patiente ou on rebrousse chemin? L'option D nous tente bien quand un responsable de la sécurité nous aperçoit, moi et ma mère aux allures de sénior (encore) crevée & malade. Ce n'est pas faux non plus, mais quand même! Bref, "pas de problème mesdames, passez!"... Heu, vous êtes sûr? Passer devant tout le monde, comme ça, sans scrupule? Bon ok, on se lance! Bilan : une heure et demie de queue avalées en trois minutes!

Nous voilà au premier étage, l'exposition commence et un constat s'impose : c'est plein de papys, mamies et petits-enfants! Et ça court dans tous les sens, ça parle fort, ça lit à haute-voix... Peut-être pas un cauchemar, mais presque! J'ai été élevé dans un monde où l'on chuchote et où l'on reste assez calme dans un musée... Ce n'était pas gagné!
Et ce monde! Pas étonnant qu'il y ait eu plus d'une heure de queue!

Passé cet inconvénient, nous prenons le chemin indiqué et découvrons des portraits de la Marie-Antoinette refusés par la cour, car jugés peu ressemblant. Ce n'est pas étonnant, ils nous montrent une reine au nez bossu, avec un léger double-menton et au regard quelque peu convexe. D'ailleurs, il est bien spécifié que les portraits officiels radoucissent les traits de la reine. Marie-Antoinette n'était pas donc pas un canon comme nous l'entendons maintenant, mais elle devait l'être au XVIIIème siècle.

Autre moment fort : ses lettres, écrites à sa mère dès son arrivée à Versailles, ou ses autres lettres, rédigées le jour de son éxécution. C'est réellement poignant, d'autant plus que ces missives ont traversé les siècles et que nous les voyons là, comme si elles avaient été rédigées il y a 20 ans.

Les meubles sont parfaitement conservés, la porcelaine est en parfait état, les portraits sont splendides. On comprend mieux leur façon de vivre de l'époque et on s'imagine le dauphin couché dans une malle spécialement conçue pour lui, rehaussée de mille et un artifices... C'est beau.

Cette exposition vaut la peine de faire trois minutes de queue!

Spa Nuxe : de la torture au Paradis...


Je ne m'en remets toujours pas... de la torture ou du pur bonheur? Ma foi, je ne sais pas trop!

Episode 1 : il y a deux ans, j'ai eu pour mission de trouver un cadeau d'anniversaire à une amie. P
as de souci, l'idée est toute trouvée : un massage "sérénité" au Spa Nuxe du Printemps, c'était plus proche de son travail à l'époque que celui de la rue Montorgueuil. Bilan des courses, un post sur son blog assez évocateur : le Paradis pendant une heure et quart.

Episode 2 : à mon tour maintenant.
Au programme de ce même massage : ses mouvements inspirés du massage Coréen et du Shiatsu, ses boules bleues et sa brume chaude libèrent le corps des tensions nerveuses, favorisant détente et repos profond.
Ouahhhh, quelle belle description! Et ça ne peut que me convenir, je suis une véritable boule de stress. Voyage au pays du dodo et de la relaxation garanti!

Arrivée à 11h30, je suis attendue par Morgane, l'une des sympathiques masseuses du Spa. L'endroit a beau être en plein coeur du Printemps de la beauté, on oublie tout dès l'entrée passée. J'entre dans une salle au teint chaud et assez luxueux : bois foncé, douche, micro-dressing bien suffisant, lavabo, boîte à bijou, maquillage pour se refaire une beauté, sèche-cheveux... On est tout de suite dans l'ambiance.
Petit instant glamour : le string en papier. Parfait pour les filles dites "normales", par contre, pour les autres, ce n'est pas gagné! Je remballe ma fierté et fais semblant de trouver ça parfaitement confortable!
Morgane me demande s'il y a des endroits particuliers où j'aimerais qu'elle s'attarde : voui voui voui, les épaules! Et me voilà partie dans un monde meilleur, celui du papouillage intensif.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, c'est le silence complet dans la salle et ça, c'est simplement bon. Juste plus d'une heure sans avoir à décrocher un mot, savourer de A à Z le massage... Que dire de plus?!

Et puis d'un coup, la bonne souffrance commence : Morgane appuie le long de la colonne, des bras, des jambes... Tous les endroits sensibles, points d'acupuncture ou autre, je ne sais pas, mais là où ça fait mal. Evidemment, ce n'est pas le but de la masseuse de blesser, donc elle réduit la pression. Mais visiblement, je suis tellement tendue qu'il m'arrive de déguster par moments... Moments aussitôt oubliés par un second passage doux à s'endormir. Le rêve, le bonheur et tout ses synonymes...
Les pieds, les jambes, les bras, le dos, le cou et le visage, tout y passe! C'est génial. J'ai mal, mais c'est génial.

L'huile chaude, les boules bleues chaudes... Rhâââââaaa, que dire de plus?!

Le temps s'écoule et le massage se termine. Le retour à la réalité est rude, ma tête aussi. Avec la charlotte en papier, me voilà lookée à la Bozzo... Bon, je panique un peu à l'idée de sortir comme ça dans le magasin et puis flûte, m'en fiche! Le tout est de ne pas tomber sur une personne connue. C'est une bonne chose à savoir, le peigne et la laque sont de rigueur en fin de massage.

Résultat de cette nouveauté du jour : encore, encore, encore!
Mon corps m'en a voulu toute la journée et le lendemain, impression tenace de courbatures et effet chamallow, mais aucun regret... que du bonheur!