On a mal calculé me direz-vous, aller au Grand Palais un mercredi après-midi relève plus du suicide que de l'intelligence caractérisée. Certes, mais quand même!
Nous voici arrivées, motivées à souhait, devant le Grand Palais quand soudain, j'aperçois une file d'attente longue comme un jour sans pain. Que fait-on? On fonce dans le tas, on crie à la bombe, on patiente ou on rebrousse chemin? L'option D nous tente bien quand un responsable de la sécurité nous aperçoit, moi et ma mère aux allures de sénior (encore) crevée & malade. Ce n'est pas faux non plus, mais quand même! Bref, "pas de problème mesdames, passez!"... Heu, vous êtes sûr? Passer devant tout le monde, comme ça, sans scrupule? Bon ok, on se lance! Bilan : une heure et demie de queue avalées en trois minutes!
Nous voilà au premier étage, l'exposition commence et un constat s'impose : c'est plein de papys, mamies et petits-enfants! Et ça court dans tous les sens, ça parle fort, ça lit à haute-voix... Peut-être pas un cauchemar, mais presque! J'ai été élevé dans un monde où l'on chuchote et où l'on reste assez calme dans un musée... Ce n'était pas gagné!
Et ce monde! Pas étonnant qu'il y ait eu plus d'une heure de queue!
Passé cet inconvénient, nous prenons le chemin indiqué et découvrons des portraits de la Marie-Antoinette refusés par la cour, car jugés peu ressemblant. Ce n'est pas étonnant, ils nous montrent une reine au nez bossu, avec un léger double-menton et au regard quelque peu convexe. D'ailleurs, il est bien spécifié que les portraits officiels radoucissent les traits de la reine. Marie-Antoinette n'était pas donc pas un canon comme nous l'entendons maintenant, mais elle devait l'être au XVIIIème siècle.
Autre moment fort : ses lettres, écrites à sa mère dès son arrivée à Versailles, ou ses autres lettres, rédigées le jour de son éxécution. C'est réellement poignant, d'autant plus que ces missives ont traversé les siècles et que nous les voyons là, comme si elles avaient été rédigées il y a 20 ans.
Les meubles sont parfaitement conservés, la porcelaine est en parfait état, les portraits sont splendides. On comprend mieux leur façon de vivre de l'époque et on s'imagine le dauphin couché dans une malle spécialement conçue pour lui, rehaussée de mille et un artifices... C'est beau.
Cette exposition vaut la peine de faire trois minutes de queue!
Nous voici arrivées, motivées à souhait, devant le Grand Palais quand soudain, j'aperçois une file d'attente longue comme un jour sans pain. Que fait-on? On fonce dans le tas, on crie à la bombe, on patiente ou on rebrousse chemin? L'option D nous tente bien quand un responsable de la sécurité nous aperçoit, moi et ma mère aux allures de sénior (encore) crevée & malade. Ce n'est pas faux non plus, mais quand même! Bref, "pas de problème mesdames, passez!"... Heu, vous êtes sûr? Passer devant tout le monde, comme ça, sans scrupule? Bon ok, on se lance! Bilan : une heure et demie de queue avalées en trois minutes!
Nous voilà au premier étage, l'exposition commence et un constat s'impose : c'est plein de papys, mamies et petits-enfants! Et ça court dans tous les sens, ça parle fort, ça lit à haute-voix... Peut-être pas un cauchemar, mais presque! J'ai été élevé dans un monde où l'on chuchote et où l'on reste assez calme dans un musée... Ce n'était pas gagné!
Et ce monde! Pas étonnant qu'il y ait eu plus d'une heure de queue!
Passé cet inconvénient, nous prenons le chemin indiqué et découvrons des portraits de la Marie-Antoinette refusés par la cour, car jugés peu ressemblant. Ce n'est pas étonnant, ils nous montrent une reine au nez bossu, avec un léger double-menton et au regard quelque peu convexe. D'ailleurs, il est bien spécifié que les portraits officiels radoucissent les traits de la reine. Marie-Antoinette n'était pas donc pas un canon comme nous l'entendons maintenant, mais elle devait l'être au XVIIIème siècle.
Autre moment fort : ses lettres, écrites à sa mère dès son arrivée à Versailles, ou ses autres lettres, rédigées le jour de son éxécution. C'est réellement poignant, d'autant plus que ces missives ont traversé les siècles et que nous les voyons là, comme si elles avaient été rédigées il y a 20 ans.
Les meubles sont parfaitement conservés, la porcelaine est en parfait état, les portraits sont splendides. On comprend mieux leur façon de vivre de l'époque et on s'imagine le dauphin couché dans une malle spécialement conçue pour lui, rehaussée de mille et un artifices... C'est beau.
Cette exposition vaut la peine de faire trois minutes de queue!

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